Gestion agricole des prairies humides

Premiers retours de stage sur la gestion agricole des prés de fauche humides

Nina SCHOEN, stagiaire au COPAGE pendant 6 mois, a travaillé sur la gestion agricole des prés de fauche humides. Son objectif était d’étudier et de valoriser les pratiques agricoles sur ces prairies, en lien avec le fonctionnement hydraulique et la végétation naturelle de ces zones humides.

Elle a d’abord rencontré l’ensemble des acteurs professionnels présents en Lozère en lien avec le sujet. Puis 20 éleveurs de l’Aubrac, de la Margeride et du Mont Lozère, ont accepté d’accueillir Nina sur leurs parcelles, afin de lui expliquer leurs pratiques et exprimer leur avis concernant la gestion et la préservation de ces milieux humides agricoles.

Les prairies humides fauchées, malgré leurs caractéristiques et contraintes particulières, sont importantes au sein des exploitations lozériennes. En effet, ces parcelles, au rendement correct et plutôt stable quelle que soit l’année (3,5 à 5,5 tMS/ha), représentent une sécurité fourragère à moindre coût pour l’exploitation (peu de fertilisation, pas de travail du sol ni de semis).

Prés de fauche humides de l’Aubrac et de la Margeride

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La principale difficulté exprimée par les agriculteurs reste la présence d’eau. En effet, la faible portance du sol rend souvent l’accès des engins aux parcelles compliqué. Cependant, une fauche tardive (mi-juillet en moyenne) réalisée en période sèche, permet de récolter un foin de qualité correcte, la diversité floristique typique des prairies humides permettant une plus grande souplesse d’exploitation.

Par ailleurs, afin de rendre les parcelles plus facilement mécanisables, des rases sont parfois creusées pour ressuyer l’excès d’eau en surface. Certaines parcelles se ressuyant naturellement à la période estivale, ces aménagements hydrauliques ne sont pas toujours nécessaires.

Les relevés botaniques réalisés sur 34 près de fauche humides (30 espèces en moyenne, non exhaustif) ont mis en évidence qu’en plus de leur intérêt écologique, les prairies humides sont composées de plantes de bonne valeur fourragère (houlque laineuse, renouée bistorte, petite scorsonère, flouve odorante, lotier pédonculé, …). Des résultats d’analyses des foins récoltés en 2016 seront bientôt disponibles.

 

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